Projet éducatif

 

Projet éducatif

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L’établissement multi-accueil « Les pit’chouns » veille à la santé, à la sécurité, au bien-être et au développement des enfants qu’il accueille.

Les objectifs

  • Offrir un accueil sécurisant répondant aux besoins de chaque enfant et de sa famille.
  • Respecter le rythme de vie de l’enfant dans ses besoins fondamentaux (sommeil, alimentation, activités, besoins affectifs)
  • Offrir à l’enfant et à sa famille des relations de qualité avec des adultes compétents et disponibles
  • Accompagner l’enfant vers l’autonomie et la socialisation dans le respect de son individualité
  • Accompagner et soutenir la fonction parentale

L’éducation, c’est l’accompagnement de l’enfant par des adultes tout au long de l’enfance, qui doit lui permettre de se développer, d’acquérir son autonomie, de se socialiser pour, à son tour, devenir un adulte.

Les moyens

  1. L’aménagement d’un environnement sécurisant et stimulant

Offrir des conditions favorables à l’accueil et au développement de l’enfant

  1. L’espace

L’espace est essentiel pour la découverte et l’expérimentation du mouvement. Il doit offrir suffisamment de place pour que l’enfant puisse se mouvoir librement en toute sécurité.

Chaque groupe d’enfants évolue dans une salle qui lui est dédiée. Elle est aménagée en fonction des besoins spécifiques de chaque groupe.

Les différents espaces évoluent régulièrement en fonction des besoins des enfants afin de favoriser leur développement psychomoteur et sensorimoteur.

  1. Le mobilier et les matériaux

Matériel, jeux et mobilier doivent être facile à entretenir et adaptés au développement des enfants. Le matériel de puériculture doit répondre aux normes européennes de sécurité et d’hygiène.

La structure possède des tables et chaises de différentes tailles adaptées au confort et à la sécurité de chaque enfant. Pour les plus petits, l’utilisation des transats se fait de façon ponctuelle et modérée.

  1. Le personnel

L’enfant doit être accueilli par des adultes qu’il reconnait, avec lesquels lui et sa famille ont établis une relation de confiance. C’est dans un climat de sécurité affective qu’il pourra pleinement s’épanouir et évoluer.

L’équipe permanente de la structure est composée d’une directrice - éducatrice de jeunes enfants, d’une directrice adjointe - infirmière, de 4 auxiliaires de puériculture, de 5 animatrices petite enfance, d’un agent de restauration, d’un agent d’entretien, d’un médecin référent. Dans la mesure du possible, les remplacements de personnel absent sont effectués par des professionnels réguliers.

D’autres professionnels sont susceptibles d’intervenir dans le cadre de projets spécifiques, tels que des ateliers musique, lecture, ou autres.

  1. Favoriser la prise en compte du rythme de l’enfant

Chaque enfant a un rythme de développement en fonction d’éléments qui lui sont propres : sa personnalité, sa croissance, son environnement familial.

Bon développement ne veut pas dire précocité dans les acquisitions, mais harmonie et confiance en soi, chaque évolution étant individuelle. L’enfant ne progresse pas dans tous les domaines en même temps, mais étape par étape.

Les professionnels s’adaptent au rythme de chaque enfant et à son évolution.

  1. Respecter la motricité libre de l’enfant

Aucun enfant n’est placé dans une position dans laquelle il ne peut se mettre ou quitter seul, afin d’éviter de le rendre dépendant de l’intervention de l’adulte et lui permettre de trouver par lui-même le cheminement pour arriver à ses fins.

Les professionnels veillent au confort vestimentaire des enfants accueillis. Ils ne doivent pas être gênés dans leurs mouvements par leurs vêtements.

  1. Laisser l’enfant expérimenter par lui-même

Les professionnels laissent l’enfant aller librement jusqu’au bout de son expérimentation et n’interviennent qu’en cas de nécessité, pour sa sécurité et celle des autres.

  1. Favoriser la découverte et l’exploration

C’est le meilleur moyen d’apprentissage pour  que l’enfant prenne conscience de ses capacités et de ses évolutions intellectuelles, physiques et cognitives.

L’attention que les professionnels portent à son activité, de manière bienveillante et non intrusive, est perçue par l’enfant comme un soutien encourageant et structurant.

La parole des professionnels, la mise en mots de ce qu’il fait, de ce qu’il manifeste, sans jugement de valeur, participe à créer un climat de sécurité affective pour l’enfant.

 

  1. Les besoins fondamentaux

En dehors de ses besoins vitaux (dormir, se nourrir, être propre), nous les déclinons ainsi :

  • besoin affectif, besoin d’être reconnu, d’être en sécurité
  • besoin d’activité de découverte, de jeu et d’expression
  • besoin de contacts sociaux avec les adultes et avec ses pairs.

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  1. L’éveil et les jeux

L’activité manipulatrice et la découverte de son corps permettent à l’enfant d’être maître de lui-même et de ses mouvements, et de découvrir la réalité du monde qui l’entoure. Pour que l’enfant prenne conscience de ses possibilités, il est souhaitable et nécessaire de favoriser le développement de son autonomie.

Les professionnels commenteront les expériences de l’enfant et susciteront le dialogue. Ils seront présents pour l’encourager et lui donner confiance en lui.

Les faits et gestes du quotidien sont accompagnés par la présence des professionnels, dans une communication verbale et gestuelle bienveillante, respectueuse des émotions, des rythmes et des besoins de chaque enfant.

Dans la vie du jeune enfant, le jeu prend une place de plus en plus importante à mesure que les temps de sommeil diminuent. Ces temps d’activité autonome n’ont pas pour but « d’occuper » l’enfant, il s’agit d’une activité spontanée qui a une valeur essentielle pour son développement.

Il ne joue pas pour apprendre, mais apprend parce qu’il joue.

Les professionnels n’ont pas besoin de proposer des jeux sophistiqués, mais il est préférable d’offrir variété de jouets et diversité de matériel. En effet, la liberté du choix est la règle fondamentale du jeu.

Les professionnels seront toujours attentifs aux jeux de l’enfant, car à travers eux, il fait appel à son imaginaire, à sa créativité, mais aussi imite et rejoue des situations du quotidien afin de mieux les comprendre et évacuer ses émotions et sentiments. Les professionnels valoriseront ses actions par la parole sans porter de jugement.

  1. Les activités

Les activités proposées aux enfants évoluent selon l’âge, la demande et l’envie des enfants.

Elles sont sources de découverte et d’expérimentation, d’intégration de règles et de partage.

Chaque enfant est libre d’y participer ou non. La finalité de l’activité n’est jamais la production mais la valorisation des réalisations de chacun, l’encouragement de nouvelles découvertes, l’expression créatrice, l’apprentissage et la reconnaissance de la maîtrise de gestes et de réflexions.

Il est important de ne pas faire à la place de, ne pas laisser faire (au sens de l’abandon), mais de permettre de faire seul.

Des animations particulières rythment la vie de la structure lors de petits évènements du calendrier tels que Noël, Pâques, Carnaval, Fêtes des pères et mères, ou encore les anniversaires.

Des intervenants peuvent être amenés à venir animer des ateliers au sein de la structure (musique, expression corporelle…).

Des activités à l’extérieur peuvent être proposées avec la collaboration des familles.

L’enfant a besoin de moments où il ne fait rien : son esprit vagabonde, il réfléchit ou rêve et ce sont autant de connexions neuronales qui se créent.

  1. Le langage

Les langages peuvent être mimiques, gestuels ou verbaux. Ils sont le propre de la communication.

Les professionnels, par le langage, invitent l’enfant à se reconnaitre et à communiquer avec les autres. Ils permettent l’ouverture de relations avec lui dès le plus jeune âge.

Les professionnels seront attentifs à commenter leurs activités et celles de l’enfant, à prévenir de tout changement de situation et à favoriser le dialogue. Ils s’adressent à l’enfant comme à un adulte, dans un langage simple et compréhensible et l’informent de ce qu’ils vont faire avec lui et de tout ce qui concerne sa prise en charge.

L’enfant est un être unique, il est important de respecter son identité, de l’appeler par son prénom et de proscrire tout usage de surnom.

Pour parler de tout ce qui le concerne, il est indispensable de l’intégrer dans la conversation, notamment lors des transmissions aux autres professionnels et aux parents.

  1. Le temps de sommeil

Le respect du rythme du sommeil est fondamental. C’est une période de repos de l’organisme humain, nécessaire pour la récupération des facultés physiques et mentales. Les besoins en sommeil sont différents d’un enfant à l’autre.

Il est important de connaitre les différentes phases de sommeil :

  • L’endormissement
  • Le sommeil lent : réparateur de la fatigue nerveuse, important pour l’équilibre psychologique de l’enfant.
  • La phase intermédiaire : dispositif d’éveil

Pour ces raisons, il faut respecter :

  • Le réveil naturel de l’enfant
  • Les rituels d’endormissement
  • Les besoins de sommeil.

Les professionnels repèrent pour chaque enfant les signes de fatigue et leur proposent un temps de repos quel que soit le moment de la journée. Aucun enfant n’est réveillé par les professionnels, sauf cas exceptionnel.

L’enfant dormira dans un lit adapté, respectant les normes européennes de sécurité.

Les professionnels accompagnent les enfants lors de l’endormissement et veillent au bon déroulement de leur sommeil, ils sont présents auprès d’eux jusqu’à leur réveil.

Les professionnels veillent à ce que l’enfant soit dans de bonnes conditions pour l’endormissement, en favorisant un temps calme avant l’installation dans les lits et à ce que l’enfant ait tout ce dont il a besoin pour s’endormir (doudou, tétine…).

  1. Le temps du repas

L’alimentation joue un rôle primordial, non seulement dans la construction physique de l’enfant, mais aussi dans l’établissement de relations affectives avec les adultes et les autres enfants et dans l’apprentissage des règles de vie en collectivité.

Le temps de repas doit être un moment de plaisir partagé. Pour cela, les professionnels doivent respecter l’enfant dans ses différents désirs et besoins : ses goûts, son appétit, son rythme et son degré d’autonomie.

Au cours du repas, les professionnels veilleront à faire régner un climat calme et agréable, propice aux échanges et à la convivialité.

Présenter les aliments de façon agréable et les nommer sont des éléments importants. Pour le respect du goût, les aliments sont servis dans des assiettes compartimentées, ils ne sont pas mélangés. Le repas doit permettre à l’enfant de connaître différentes saveurs et d’utiliser les différents instruments. Chaque enfant est encouragé à goûter les différents éléments du repas, mais il n’y est en aucun cas forcé. Il faut respecter les refus et toujours reproposer à l’enfant les aliments qu’il n’a pas voulu goûter. Le repas ne doit pas être source de conflit.

L’alimentation proposée dans la structure respecte l’âge et les acquisitions de chacun (texture et diversification), les menus sont élaborés par une nutritionniste. Les introductions alimentaires se font à la maison, elles seront relayées à la crèche dès que l’enfant les aura bien intégrées.

Afin de respecter les rythmes de chaque enfant et de prendre les repas dans de bonnes conditions, les enfants déjeunent en 2 groupes.

  1. Le change et l’acquisition de la propreté

Le moment du change est un des moments de la journée où l’enfant a une relation privilégiée avec le professionnel. Il doit toujours être source de confort et d’échanges pour l’enfant. Les actions du professionnel sont verbalisées et expliquées à l’enfant.

Par sécurité, l’enfant, lorsqu’il est sur le plan de change, doit toujours être maintenu par la main de l’adulte.

Pour le respect de son intimité, les autres enfants n’ont pas accès au coin change. L’enfant peut exprimer un refus d’être changé, il devra être entendu, la nécessité de le changer lui sera expliquée et le change lui sera reproposé.

Dès que c’est possible et que l’enfant l’accepte, il peut être changé debout.

Pour l’acquisition de la propreté, là encore, chaque enfant se développe à son propre rythme. La plupart des enfants contrôlent leurs sphincters aux alentours de 24 mois.

L’enfant est prêt à effectuer cet apprentissage lorsqu’il :

  • Informe le professionnel que sa couche est souillée
  • A la capacité de maîtriser ses sphincters pendant une courte période (couche sèche)
  • Demande aux professionnels à aller aux toilettes ou sur le pot

Afin de faciliter cet apprentissage, l’enfant doit être vêtu de façon pratique, car il veut faire seul, se détacher de sa dépendance à l’adulte, il est important de lui donner la possibilité de se déshabiller et rhabiller seul pour qu’il ait un réel sentiment d’autonomie.

Les toilettes ou le pot sont proposés indifféremment. Dans le respect de l’intimité et du confort de chacun, les toilettes adaptées à leur taille sont séparées par des cloisonnettes.

Le lavage des mains, après le passage aux toilettes, fait partie intégrante de l’apprentissage de la propreté.

Les professionnels se feront le relais de la famille en matière d’acquisition de la propreté de leur enfant, elle doit être en premier lieu installée dans la vie quotidienne de l’enfant à la maison. Les professionnels sont en capacité d’évaluer l’aptitude et la disponibilité de chaque enfant face à cet apprentissage et d’en rendre compte aux parents. Ils sont à l’écoute et peuvent, au besoin, apporter leurs conseils.

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  1. Les relations enfants/professionnels/parents

L’enfant a besoin de repères temporels (horaires), spaciaux (reconnaissance des lieux), affectifs (connaissance des personnes qui l’entourent).

Il est essentiel de prévenir l’enfant de tout changement (horaires, arrivée d’un autre enfant, nouvelle activité, évènement familial, changement de professionnel…).

La séparation est un moment important pour l’enfant, il favorise sa quête d’autonomie. Elle doit s’effectuer dans un climat de confiance, de sécurité et de douceur et être accompagnée.

L’accueil au quotidien nécessite de s’adapter à chaque famille et à respecter les rituels de séparation et de retrouvailles.

  1. Notion de référence

Les professionnels sont référents d’un groupe d’enfants, ils représentent une figure d’attachement qui leur apporte :

  • Stabilité émotionnelle et affective
  • Continuité dans les soins
  • Sécurité
  • Meilleure réponse à leurs besoins
  • Lien privilégiés
  • Repères

 

Les professionnels sont responsables de l’ensemble des enfants du groupe, en collaboration avec leurs collègues. Ils doivent veiller à ce que ne se crée pas un attachement exclusif fait d’appropriation, qui ne serait bénéfique ni pour l’enfant, ni pour le professionnel.

  1. Période d’adaptation

Cette période consiste, pour l’enfant, à s’habituer progressivement à la vie en crèche.

Pour cela, les parents sont invités à passer quelques heures dans la structure avec leur enfant et à le confier pour des temps de plus en plus long à l’équipe de professionnels référente.

Au cours de cette période, il s’agit d’installer une relation de confiance entre les professionnels, les parents et l’enfant. Par des temps d’échanges, d’écoute et d’information, chacun apprend à se découvrir et à mieux se connaitre. C’est une étape essentielle et indispensable au bien-être de l’enfant.

Sa durée est variable suivant les besoins de l’enfant et les obligations des parents et peut s’échelonner généralement de 1 à 2 semaines.

Les conditions de l’adaptation sont définies conjointement par la responsable, les professionnels de la section et les parents, dans l’intérêt de l’enfant.

  1. Participation des familles

Les parents sont invités régulièrement à prendre part à différents évènement. Au sein de la structure qui accueille leur enfant, mais également au sein de l’Association « Les Lutins du Vexin ».

Il peut s’agir de réunions, d’évènements festifs, de sorties…

  1. Accompagnement vers l’autonomie, socialisation
  1. Autonomie et limites

L’autonomie est le fait de faire soi-même et pour soi-même.

L’autonomie n’est pas un apprentissage, elle est un état. Pour atteindre cet état, l’enfant doit d’abord acquérir confiance et estime de lui-même. Ce sont les attentions bienveillantes et les encouragements des adultes qui l’entourent qui le mèneront à cet état en lui renvoyant une image de lui positive et valorisante.

L’enfant, au fil du temps, acquiert une certaine expérience. Elle est faite de ses découvertes et de ses expérimentations, plus elles seront nombreuses et plus son expérience sera grande. Il est important de laisser l’enfant aller au bout de son expérimentation, de ne pas intervenir, s’il n’en manifeste pas le besoin et, bien sûr, s’il ne met ni lui ni les autres en danger.

Les limites imposées par l’adulte sont nécessaires. Elles rassurent l’enfant car elles sont une preuve de l’intérêt qui lui est porté. Toutes les « règles » imposées par l’adulte peuvent et doivent être expliquées à l’enfant, elles doivent être pensées et réfléchies par l’ensemble de l’équipe des professionnels pour servir l’intérêt de l’enfant.

  1. Socialisation

La socialisation est le fait de pouvoir vivre en groupe en étant à l’aise avec son corps et son image et ceux des autres. Elle implique le respect de soi et des autres, le partage et la coopération. La socialisation est un passage obligé de notre société, dans son existence, chacun sera confronté au groupe. En faisant régner une ambiance joyeuse et sécurisante, en apportant à chaque enfant et chaque famille l’attention nécessaire, respectueuse de l’individualité de chacun, les professionnels accompagnent l’enfant dans la socialisation en lui reconnaissant une place au sein du groupe dans lequel il évolue, mais aussi à l’intérieur de la structure même.

Conclusion

L’accueil dans la structure n’est pas uniquement un mode de garde, il doit offrir à chaque enfant un lieu éducatif qui laisse place à la joie, à la fantaisie, à la spontanéité, à la convivialité.

C’est un lieu où l’enfant vit sa vie d’enfant, construit sa personnalité et apprend à vivre en collectivité.

L’établissement multi-accueil « Les Pitchouns » adapte son projet pédagogique aussi souvent que nécessaire, en tenant compte des attentes des parents, des besoins identifiés par les professionnels et des réalités locales.